Les Pléiades sont un amas ouvert d’étoiles jeunes située dans la constellation du Taureau.
À l’exception du Soleil, les étoiles, du fait de leur éloignement, apparaissent à l’œil nu sous la forme de points brillant — généralement scintillant du fait de la turbulenceatmosphérique —, sans mouvement apparent immédiat par rapport aux autres objets fixes du ciel. L’étoile la plus proche après le Soleil, Proxima du Centaure, est située à environ quatre années-lumière du système solaire, soit près de 250 000 fois plus loin que le Soleil.
Astronomiquement parlant, une étoile est un astre semblable au Soleil qui rayonne de l’énergie en raison des réactions nucléaires se produisant en son sein. Sa masse est de l’ordre de quelques 1030 kilogrammes, et son rayon de l’ordre du million de kilomètres. La puissance rayonnée par une étoile comme le Soleil est de l’ordre de 1026 watts.
Si le nombre d’étoiles observables la nuit à l’œil nu et par temps clair varie entre une centaine et plusieurs milliers selon les conditions d’observation, le nombre d’étoiles dans l’univers est estimé entre 1022 et 1023[1]. À part le Soleil, Sirius — dans d’excellentes conditions d’observation — et quelques supernovae, les étoiles sont trop peu brillantes pour être observables en plein jour.
Sommaire[masquer]
1 Caractéristiques principales1.1 Masse1.2 Diamètre1.3 Métallicité1.4 Magnitude1.5 Température et couleur1.6 Vitesse de rotation1.7 Spectre1.8 Champ magnétique2 Structure d’une étoile2.1 Le cœur2.2 La zone radiative2.3 La zone convective2.4 La photosphère2.5 La couronne3 Évolution3.1 Formation3.2 La séquence principale3.3 La fin d’une étoile4 Les types d’étoiles4.1 Naines brunes4.2 Naines rouges4.3 Naines jaunes4.4 Géante rouge4.5 Géante bleue et supergéante rouge4.6 Naines blanches4.7 Naine noire4.8 Étoile à neutrons et trou noir4.9 Étoile variable5 Les systèmes stellaires5.1 Les systèmes binaires et multiples5.2 Les amas5.3 Les associations5.4 Les galaxies6 Constellations7 Les systèmes planétaires8 Notes9 Voir aussi10 Liens externes
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Caractéristiques principales [modifier]
Une étoile est caractérisée par différentes grandeurs :
Masse [modifier]
Les étoiles ont une masse comprise entre environ 0,08 et 120 fois la masse du Soleil. Cette grandeur détermine la vie de l’étoile aussi bien en durée que dans ses phases évoluées et finales. Une étoile très massive sera très lumineuse mais sa durée de vie sera très réduite. En deçà de la masse minimale, l’échauffement généré par la contraction gravitationnelle est insuffisant pour démarrer le cycle de réactions nucléaires : l'astre ainsi formé est une naine brune. Au-delà de la masse maximale, la force de gravité est insuffisante pour retenir toute la matière de l’étoile une fois les réactions nucléaires entamées.
Diamètre [modifier]
Comparativement à notre planète (environ 13 000 km de diamètre), les étoiles sont gigantesques : le Soleil a un diamètre d’environ un million et demi de kilomètres et certaines étoiles (comme Antarès ou Bételgeuse) ont un diamètre 700, voire 800 fois supérieur à ce dernier !
Le diamètre d’une étoile n’est pas constant dans le temps : il varie en fonction de son stade d’évolution. Il peut aussi varier régulièrement pour les étoiles variables périodiques (RR Lyrae, Céphéides, Miras, etc.).
Métallicité [modifier]
La métallicité est la quantité (mesurée en nombre, ou généralement par masse) des éléments plus lourds que l’hélium présents dans l’étoile (ou plutôt sa surface). Le Soleil possède une métallicité (notée Z) de 0.02, ce qui signifie que 2% de la masse du Soleil est composée d’éléments qui ne sont ni de l’hydrogène ni de l’hélium. Pour le Soleil, ce sont principalement du carbone, de l’oxygène, de l’azote et du fer. Bien que cela semble faible, ces deux pourcents sont pourtant très importants pour évaluer l’opacité de l’atmosphère de l’étoile. Cette opacité est directement liée à la capacité de l’étoile à produire un vent stellaire (voir le cas extrême des Étoiles Wolf-Rayet).
Magnitude [modifier]
La magnitude — qui mesure la luminosité — est une échelle logarithmique du flux radiatif de l’étoile. On distingue la magnitude apparente qui dépend de la distance entre l’étoile et l’observateur, et la magnitude absolue, qui est la magnitude de l’étoile si celle-ci était arbitrairement placée à 10 parsec de l’observateur. La magnitude absolue est bien sûr directement liée à la luminosité de l’étoile. Cette dernière grandeur est utilisée par les modèles d’évolution stellaires, tandis que la magnitude est plutôt utilisée pour les observations, puisque l’œil possède une sensibilité également logarithmique, en première approximation.
Température et couleur [modifier]
La plupart des étoiles paraissent blanches à l’œil nu. Mais si nous regardons attentivement, nous pouvons noter une plage de couleurs : bleu, blanc, rouge et même doré. Ce qui fait que les étoiles montrent différentes couleurs resta longtemps un mystère jusqu’il y a deux siècles, quand les physiciens eurent suffisamment de compréhension de la nature de la lumière et des propriétés de la matière aux très hautes températures.
La nébuleuse NGC 1999 est illuminée de façon spectaculaire par V380 Orionis (centre), une étoile variable d'apporixmativement 3,5 fois la masse du Soleil. image NASA
La couleur permet de classifier les étoiles suivant leur type spectral (qui est en rapport avec la température de l’étoile). Les types spectraux vont du plus violet au plus rouge, c’est-à-dire du plus chaud vers le plus froid. Ils sont classés par les lettres O B A F G K M (moyen mnémotechnique pour retenir la séquence : ce sont les initiales de la phrase anglaise Oh, be a fine girl, kiss me). Le Soleil, par exemple, est de type spectral G. Mais il ne suffit pas de caractériser une étoile par sa couleur (son type spectral), il faut aussi mesurer sa luminosité. En fait, pour un type spectral donné, plus l’étoile est grande, plus sa luminosité est forte. Les étoiles O et B sont bleues à l’œil, Rigel par exemple, les étoiles A sont blanches (Sirius, Véga), les étoiles F et G sont jaunes, c’est l’exemple du Soleil (qu’il ne faut pas regarder à travers un instrument optique grossissant, tel que jumelles, téléobjectif, lunette astronomique ou télescope), les étoiles K sont oranges (Arcturus), et enfin les étoiles M sont rouges comme par exemple Bételgeuse.
On peut définir un indice de couleur, correspondant à la différence de flux photométrique dans deux bandes spectrales dites bandes photométriques (les filtres). Par exemple, le bleu (B) et le visible (V) formeront ensemble l’indice de couleur B-V dont la variation est reliée à la température de surface de l’étoile et donc à son type spectral. Les indices de température les plus utilisés sont le B-V, le R-I et le V-I car ce sont les plus sensibles à la variation de la température.
Vitesse de rotation [modifier]
Les étoiles sont animées d'un mouvement de rotation qui est un résidu provenant de leur formation à partir de l'effondrement du nuage de gaz protostellaire. La vitesse de rotation[2] dépend de leur âge : la rotation ralentit au cours du temps, sous les effets conjugués du vent stellaire et du champ magnétique qui emportent une partie du moment cinétique. Cette vitesse dépend également de leur masse et de leur statut d’étoile simple, binaire ou multiple. Une étoile n’étant pas un corps solide (c'est-à-dire rigide), elle est animée d’une rotation différentielle : la vitesse de rotation dépend de la latitude.
Spectre [modifier]
Le spectre d’une source lumineuse et donc d’une étoile est obtenu par des spectrographes qui décomposent la lumière en ses différentes composantes et les enregistrent par le biais de détecteurs (historiquement, des plaques photographiques et aujourd’hui des détecteurs de type CCD). Cette décomposition de la lumière révèle la distribution de l’énergie lumineuse venant de l’étoile en fonction de la longueur d'onde. Elle permet de mettre en évidence des raies spectrales en émission et/ou en absorption révélant les conditions de température, de pression et d’abondances chimiques des couches externes de l’étoile.
Champ magnétique [modifier]
Comme le Soleil, la plupart des étoiles sont dotées de champs magnétiques très intenses dont dépend l’activité de l’étoile, c’est-à-dire la quantité de rayonnement et de particules émis par l’astre, appelé vent stellaire (pour le Soleil, on parle de vent solaire). Pour le Soleil, l’activité peut se mesurer par le nombre et la dimension de taches présentes sur sa surface, qui trahissent les variations locales d’intensité du champ magnétique.
Structure d’une étoile [modifier]
Bien qu'inaccessible, il est possible de construire une image de l'intérieur d'une étoile, à partir des différentes grandeurs mesurées (l'astérosismologie permet littéralement de sonder les étoiles, par exemple), et de simulations issues de différents modèles.
Une étoile est structurée en différentes régions concentriques, décrites ci-après à partir du centre.
Le cœur [modifier]
C’est la partie centrale de l’étoile, dans laquelle se déroulent les réactions thermonucléaires qui dégagent l’énergie nécessaire à la stabilité de l’étoile. Le cœur est la zone la plus chaude, et, dans le cas du Soleil, atteint la température de 15,7 millions de kelvins. Dans ces conditions extrêmes, la matière se trouve sous forme de plasma ; les noyaux d’hydrogène (protons) atteignent des vitesses leur permettant de vaincre leur répulsion électrique et de fusionner, à l’aide de l’effet tunnel. Les protons fusionnent par groupe de 4 pour donner un noyau d’hélium, composé de 2 protons et de 2 neutrons. Il se produit alors un dégagement d’énergie selon les réactions suivantes (chaîne proton-proton[3]) :
2 (1H + 1H → 2D + e- + νe) (4,0 MeV + 1,0 MeV)
2 (1H + 2D → 3He + γ) (5,5 MeV)
3He + 3He → 4He + 1H + 1H (12,86 MeV)
Une partie de l’énergie dégagée sous forme de photons commence alors un long voyage vers l’extérieur, car un plasma est opaque et la lumière y voyage très difficilement. On estime qu’un photon met plusieurs millions d’années avant d’atteindre la surface de l’étoile par transfert de rayonnement puis par convection vers la surface.
La zone radiative [modifier]
L’énergie libérée par les réactions de fusions nucléaires au cœur de l’étoile se transmet aux couches externes par rayonnement. Dans les étoiles peu massives et évoluant sur la séquence principale, cette zone radiative est surmontée d’une zone convective. Dans le Soleil, le rayonnement produit dans la partie centrale met près d’un million d’années à traverser la zone radiative.
La zone convective [modifier]
Au contraire de la zone précédente, l’énergie se transmet par des mouvements macroscopiques de matière : chauffée à la base de la couche convective, la matière s’élève sous l’effet de la poussée d'Archimède, réchauffe la matière alentour (vers la surface), se refroidit et plonge vers la base de la zone convective pour un nouveau cycle. C’est le principe de la convection. Cette zone convective est plus ou moins grande : pour une étoile sur la séquence principale, elle dépend de la masse et de la composition chimique ; pour une géante, elle est très développée et occupe un pourcentage important du volume de l’étoile ; pour une supergéante, cette zone peut atteindre les trois quarts du volume de l’étoile, comme pour Bételgeuse.
La photosphère [modifier]
La photosphère est la partie externe de l’étoile qui produit la lumière visible. Elle est plus ou moins étendue, de quelques centaines de kilomètres pour les étoiles naines (inférieur à 1 pourcent du rayon) à quelques dizaines de pourcents du rayon de l’étoile pour les plus géantes. La lumière qui y est produite contient toutes les informations sur la température, la gravité de surface et la composition chimique de l’étoile. Pour le Soleil, la photosphère a une épaisseur d’environ 400 kilomètres.
La couronne [modifier]
La couronne est la zone externe, ténue et extrêmement chaude du Soleil. On peut l’observer lors des éclipses de Soleil. C’est grâce à l’étude de la couronne au XIXe siècle que l’astronome Jules Janssen a découvert l’existence du gaz rare dont le nom fait référence au Soleil (Hélios) : l’hélium. Le fait que la température de la couronne atteigne plusieurs millions de degrés est un problème théorique difficile et non encore complètement résolu. Il est probable que la plupart des étoiles possèdent des couronnes.
Évolution [modifier]
Voir l’article évolution des étoiles.
L’histoire d’une étoile est entièrement déterminée par sa masse M et sa composition chimique Z (théorème de Vogt et Russell). M détermine sa durée d’existence, et conditionne sa fin. L’évolution d’une étoile passe par plusieurs phases, la première est la phase naine ou séquence principale, la seconde est la phase géante puis supergéante pour terminer par la phase finale telle une supernova ou une nébuleuse planétaire.
Formation [modifier]
Voir l’article formation stellaire.
Une étoile naît de la contraction d’un nuage riche en hydrogène. Sous l’influence d’une onde de densité (bras de galaxie), d’une onde de choc (supernova ou nova proche), ou d’une fluctuation de densité au sein de celui-ci, une région commence à se contracter. Par un effet boule de neige, cette région, de plus en plus dense attire à elle de plus en plus de gaz. La contraction du gaz entraîne son échauffement : la proto-étoile rayonne (dans l’infrarouge). Ce rayonnement ralentit par pression de radiation, mais n’interrompt pas, l’inexorable action de la gravitation. Si l’échauffement est suffisant, il peut initier des réactions nucléaires au cœur du nuage. L’énergie dégagée par ces réactions est alors suffisante pour arrêter sa contraction du fait de la pression de radiation ainsi générée.
La séquence principale [modifier]
Sous l’effet de la contraction, le cœur de l’étoile (sa partie centrale) atteint des valeurs de pression et de température extrêmes, qui vont jusqu’à l’allumage des réactions thermonucléaires (voir plus haut). L’étoile entre alors dans ce qu’on appelle la séquence principale, période pendant laquelle son cœur, initialement et essentiellement constitué d’hydrogène et d’hélium, va progressivement se transformer en hélium.
La fin d’une étoile [modifier]
La Nébuleuse du Crabe, les restes d'une supernova observée pour la première fois aux environ de 1050 après J.C
Plus une étoile est massive, plus elle consomme rapidement son hydrogène. Une grosse étoile sera donc très brillante, mais aura une courte durée de vie. Lorsque le combustible nucléaire se fait trop rare dans le cœur de l’étoile, les réactions de fusion s’arrêtent. La pression créée par ces réactions ne compensant plus les forces de gravitation, l’étoile s’effondre sur elle-même. Plus une étoile est grosse, plus la fin de son existence sera cataclysmique, pouvant aller jusqu’à prendre la forme d’une gigantesque explosion (supernova) suivi de la formation d’une étoile à neutrons voire dans les cas extrêmes (dépend de la masse de l’étoile) d’un trou noir.
Les types d’étoiles [modifier]
Les astronomes ne classent les étoiles qu’en naines ou en géantes. On en distingue différentes catégories : naines brunes, naines rouges, naines jaunes, géantes rouges, géantes bleues, supergéantes rouges, naines blanches, étoiles à neutrons et trous noirs. Si la plupart des étoiles se placent facilement dans l’une ou l’autre de ces catégories, il faut garder en tête qu’il ne s’agit que de phases temporaires. Au cours de son existence, une étoile change de forme et de couleur, et peut passer d’une catégorie à une autre.
Naines brunes [modifier]
Voir l’article Naine brune.
Les naines brunes ne sont pas des étoiles, ou plutôt, ce sont des étoiles « ratées ». Leur masse est située entre celles des petites étoiles et des grosses planètes. En effet, il faut 0,08 masses solaires (0,08 fois la masse du Soleil) pour qu’une proto-étoile amorce des réactions thermonucléaires et devienne une véritable étoile. Les naines brunes ne sont pas suffisamment massives pour démarrer ces réactions. Elles n’ont qu’un début de formation un peu lumineux, brillant alors par contraction gravitationnelle.
Naines rouges [modifier]
Voir l’article naine rouge.
Les naines rouges sont... de petites étoiles rouges ! On les considère comme les plus petites étoiles en tant que telles. Les astres plus petits comme les naines blanches, les étoiles à neutrons et les naines brunes ne consomment pas de carburant nucléaire. La masse des naines rouges est comprise entre 0,08 et 0,8 masse solaire. Leur température de surface entre 2 500 et 5 000 K leur confère une couleur rouge. Ces étoiles brulent lentement leur carburant, ce qui leur assure une très longue existence. Elles sont les plus abondantes : au moins 80% des étoiles de notre Galaxie sont des naines rouges. La plus proche voisine du Soleil, Proxima du Centaure, en est une. Il en est de même du second système stellaire, le plus proche système solaire, l’étoile de Barnard est aussi une naine rouge.
Naines jaunes [modifier]
Voir l’article naine jaune.
Les naines jaunes sont des étoiles de taille moyenne (les astronomes ne classent les étoiles qu’en naines ou en géantes.). Leur température de surface est d’environ 6 000 K et elles brillent d’un jaune vif, presque blanc. À la fin de son existence, une naine jaune évolue en géante rouge, qui en expulsant ses couches externes — déployant alors une nébuleuse planétaire —, dévoile une naine blanche.
Le Soleil est une naine jaune typique.
Géante rouge [modifier]
Voir l’article Géante rouge.
La phase géante rouge annonce la fin. Une étoile atteint ce stade lorsque son cœur a épuisé son principal carburant, l’hydrogène.
Des réactions de fusion de l’hélium se déclenchent alors. Tandis que le centre de l’étoile se contracte, ses couches externes gonflent, refroidissent et rougissent. Transformé en carbone et en oxygène, l’hélium s’épuise à son tour et l’étoile meurt. L’astre se débarrasse de ses couches externes et son centre se contracte pour devenir une naine blanche.
Géante bleue et supergéante rouge [modifier]
Voir les articles Géante bleue et Supergéante rouge.
Sur le diagramme HR, le coin supérieur gauche est occupé par des étoiles très chaudes et brillantes : des géantes bleues. Ces étoiles sont au moins dix fois plus grosses que le Soleil. Très massives, elles consomment rapidement leur hydrogène.
Lorsqu’elle ne contient plus d’hydrogène dans son cœur, une géante bleue y fusionne de l’hélium. Ses couches externes enflent et sa température de surface baisse de plus en plus. Elle devient alors une supergéante rouge.
L’étoile fabrique ensuite des éléments de plus en plus lourds : fer, nickel, chrome, cobalt, titane... À ce stade, les réactions de fusion s’arrêtent et l’étoile devient instable. Elle explose en une supernova et meurt. L’explosion laisse derrière elle un étrange cœur de matière qui demeurera intact. Ce cadavre est, selon sa masse, une étoile à neutrons ou un trou noir.
Naines blanches [modifier]
Voir l’article Naine blanche.
Les naines blanches sont les résidus de l’évolution des étoiles de faible masse (entre ~0,8 et ~5 à 8 masses solaires). Le soleil ayant (par définition) une masse d’une masse solaire, il finira aussi en naine blanche. Les naines blanches sont des étoiles mortes puisqu’elles ne sont plus le lieu de réactions thermonucléaires produisant la lumière. Par contre, elles sont très chaudes, et ont au début, une couleur relativement blanche (voir Loi de Wien). Petit à petit, elles se refroidissent par rayonnement, comme astres froids. Leur taille est environ égale à celle de la Terre.
Une naine blanche en orbite autour de Sirius (vue d’artiste).
Les naines blanches, comme les étoiles à neutrons sont constituées de matière dégénérée. La densité à la surface d’une naine blanche est telle qu’une cuillère à thé de matière d’une telle étoile aurait, sur Terre, la masse d’un éléphant. En fait, dans cette matière, les électrons, étant très proches les uns des autres, commencent alors à se repousser énergiquement. Le facteur principal de la pression provient alors du principe d'exclusion de Pauli; c’est la pression de dégénérescence qui s’oppose à celle de la gravitation. La naine blanche est donc en équilibre malgré l’absence de fusion nucléaire en son cœur. La pression des électrons peut supporter une masse de 1,44 fois celle du Soleil : c’est la limite de Chandrasekhar. Si une naine blanche devient plus massive (en aspirant la matière d’une autre étoile, par exemple), elle explose en supernova (de type Ia) et peut parfois être complètement détruite.
Procyon B et Sirius B sont des naines blanches.
Naine noire [modifier]
Voir l’article Naine noire.
Comme un élément de cuisinière qu’on éteint, les naines blanches se refroidissent lentement. Elles perdent peu à peu leur éclat et deviennent invisibles au bout d’une dizaine de milliards d’années. Ainsi, toute naine blanche se transforme en naine noire.
L’Univers, vieux de 13,7 milliards d’années, est encore trop jeune pour avoir produit des naines noires.
Après sa mort, le Soleil deviendra une naine blanche puis une naine noire. Ce sort l’attend dans environ 15 milliards d’années.
Étoile à neutrons et trou noir [modifier]
Voir les articles Étoile à neutrons et Trou noir.
Les étoiles à neutrons sont très petites mais très denses. Elles concentrent la masse d’une étoile comme le Soleil dans un rayon d’environ 10 km. Ce sont les vestiges d’étoiles très massives de plus de dix masses solaires.
Lorsqu’une étoile massive arrive en fin d’existence, elle s’effondre sur elle-même, en produisant une impressionnante explosion appelée supernova. Cette explosion disperse d’énormes quantités de matière dans l’espace mais épargne le cœur de l’étoile. Ce cœur se contracte et se transforme en grande partie en une étoile à neutrons[4]. Ces objets possèdent des champs magnétiques très intenses (pour les plus intenses, on parle de magnétar). Le long de l’axe magnétique se propage des particules chargées, électrons par exemple, qui produisent un rayonnement synchrotron.
Le moment cinétique de l’étoile étant conservé lors de l’effondrement du cœur, l’étoile à neutrons possède une vitesse de rotation extrêmement élevée, pouvant atteindre le millier de tours par seconde. Si par chance un observateur sur Terre regarde dans la direction d’une étoile à neutrons et que la ligne de visée est perpendiculaire à l’axe de rotation de l’étoile, celui-ci verra alors le rayonnement synchrotron des particules chargées se déplaçant sur les lignes de champ magnétique. Ce phénomène de phare tournant s’appelle le phénomène de pulsar. On trouve des pulsars dans des restes de supernovas, le plus célèbre étant le pulsar de la nébuleuse du Crabe, né de l’explosion d’une étoile massive. Supernova observée par les astronomes chinois depuis le matin du 4 Juillet 1054, et en plein jour pendant 3 semaines et la nuit sur près de 2 ans. Sa (re)découverte fut faite par les radioastronomes.
Parfois, le cœur de l’étoile morte est trop massif pour devenir une étoile à neutrons. Il se contracte inexorablement jusqu’à former un trou noir.
Étoile variable [modifier]
Voir les articles Étoile variable et Étoile éruptive.
L'allure asymétrique de Mira, une étoile variable oscillant. NASA HST
Alors que la plupart des étoiles sont de luminosité presque constante, comme notre Soleil qui ne possède pratiquement pas de variation mesurable (environ 0,1% sur un cycle de 11 ans), la luminosité de certaines étoiles varie de façon perceptible sur des périodes de temps beaucoup plus courtes, parfois de façon spectaculaire.
Les systèmes stellaires [modifier]
Les étoiles se forment rarement seules. Lorsqu’un nuage de gaz (proto-stellaire) donne naissance à un amas d’étoiles, l’ensemble des étoiles de cet amas ne semble pas se distribuer au hasard, mais semble suivre une loi de distribution dite fonction de masse initiale (IMF), dont on sait peu de chose actuellement ; elle rend compte de la proportion d’étoiles en fonction de leur masse. On ne sait pas si cette fonction IMF dépend de la composition chimique du nuage proto-stellaire. La fonction la plus adoptée actuellement a été proposée par Edwin Salpeter et semble donner des résultats satisfaisants pour l’étude des amas de la Galaxie.
Les systèmes binaires et multiples [modifier]
Les systèmes binaires sont constitués de deux étoiles liées gravitationnellement et orbitant l’une autour de l’autre. L’élément le plus brillant est dit primaire et le moins brillant, secondaire. Lorsqu'un système comporte plus de deux composantes il est qualifié de système stellaire multiple.
Les systèmes binaires peuvent être détectés par imagerie, lorsque le télescope parvient à résoudre la paire ; dans ce cas la binaire est dite visuelle. Dans d’autres cas, les deux compagnons ne peuvent être résolus, mais le décalage Doppler-Fizeau des raies spectrales permet de détecter le mouvement orbital de l’une ou des deux étoiles. Dans ce cas la binaire est dite spectroscopique. Si un seul spectre est visible et varie on parle de binaire SB1, si le spectre des deux étoiles est bien visible on parle de binaire SB2. Il est également possible de détecter le mouvement apparent dans le ciel de l’étoile binaire, qui correspond au mouvement orbital de l’étoile primaire si le secondaire est très peu lumineux ; dans ce cas la binaire est dite astrométrique. On parle enfin de binaire interférométrique lorsque le secondaire est détecté par interférométrie.
L’astronomie amateur parle de binaire apparente lorsque deux étoiles éloignées dans l’espace et non liées gravitationnellement se trouvent proches dans le ciel par effet de perspective.
Les amas [modifier]
Voir l’article Amas stellaire.
Les amas stellaires sont des regroupements locaux d’étoiles, liées gravitationnellement et généralement formées en même temps. De ce fait, ils constituent une population de référence pour étudier la durée de vie d’une étoile en fonction de sa taille (voir diagramme de Hertzsprung-Russell). On peut s’en servir pour déterminer l’âge des plus vieilles étoiles de notre Galaxie.
On distingue les amas ouverts (AO) constitués de quelques dizaines à centaines d’étoiles et de forme quelconque et les amas globulaires (AG) constitués de plusieurs milliers voire plusieurs millions d’étoiles. Les AO sont jeunes, de quelques dizaines à quelques centaines de millions d’années. Les AG sont de forme sphérique d’où leur nom. Leurs étoiles sont pauvres en métaux et ils comptent parmi les objets les plus vieux de la Galaxie. Ils se répartissent dans le sphéroïde de la Galaxie qu’on appelle le halo. Leur âge est compris entre 11 et 13,5 milliards d’années.
Les associations [modifier]
Les associations stellaires sont semblables aux amas, à ceci près qu’elles ne constituent pas un système lié gravitationnellement. Aussi les associations se dispersent-elles au bout d’un certain temps.
Les galaxies [modifier]
Voir l’article Galaxie.
Une galaxie est un vaste ensemble d’étoiles. Elles diffèrent des amas par leur taille (plusieurs centaines de milliards d’étoiles contre quelques milliers à quelques millions pour les amas stellaires), leur organisation et leur histoire.
Constellations [modifier]
En observant le ciel nocturne, l’homme a imaginé que les étoiles les plus brillantes pouvaient constituer des figures. Ces regroupements diffèrent généralement d’une époque à une autre et d’une civilisation à une autre. Les figures devenues traditionnelles, souvent en rapport avec la mythologie grecque, sont appelées constellations.
Les étoiles d’une constellation n’ont a priori rien en commun, si ce n’est d’occuper, vues de la Terre, une position voisine dans le ciel. Elles peuvent être très éloignées les unes des autres. Toutefois, l’Union astronomique internationale a défini une liste normalisée des constellations, attribuant à chacune une région du ciel, afin de faciliter la localisation des objets célestes.
Les systèmes planétaires [modifier]
Les étoiles peuvent être accompagnées de corps gravitant autour d’elles. Ainsi, le système solaire est composé d’une étoile centrale, le Soleil, accompagné de planètes, comètes, astéroïdes. Récemment, des planètes ont été découvertes autour d’autres étoiles que le Soleil, faisant perdre au système solaire son caractère jusqu’ici unique
soleil
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Soleil
Données observées
Demi-grand axe
de la Terre (1 ua) 149 597 870 km
Magnitude apparente -26,8
Magnitude absolue 4,8
Caractéristiques orbitales
Distance du centre
de la Voie lactée 2,50×1017 km
(8 700 pc)
Période galactique 2,26×108 années
Vitesse 217 km/s
Caractéristiques physiques
Diamètre moyen 1 392 000 km
Aplatissement aux pôles 9×10-6
Surface 6,09×1012 km²
Volume 1,41×1018 km³
Masse (M☉) 1,9891×1030 kg
Densité moyenne 1 408 kg/m³
au centre 150 000 kg/m³
Gravité à la surface 273,95 m/s²
Vitesse de libération 617,54 km/s
Température au centre 14 MK
à la surface 5770 K
couronne[1] 5 MK
Luminosité (L☉) 3,826×1026 W
Type spectral G2 - V
Rotation
Inclinaison
de l'axe /écliptique 7,25º
/plan Galaxie 67,23º
Vitesse, latitude 0° 7008,17 km/h
Période
de rotation latitude 0° 24 j
latitude 30° 28 j
latitude 60° 30,5 j
latitude 75° 31,5 j
moyenne 27,28 j
Composition de la photosphère
(pourcentage en masse)
Hydrogène 73,46 %
Hélium 24,85 %
Oxygène 00,77 %
Carbone 00,29 %
Fer 00,16 %
Néon 00,12 %
Azote 00,09 %
Silicium 00,07 %
Magnésium 00,05 %
Soufre 00,04 %
Le Soleil (Sol en latin, Helios en grec) est l'étoile de notre système solaire. Autour de lui gravitent la Terre, sept autres planètes, trois planètes naines, des astéroïdes, des météoroïdes, des comètes et de la poussière interstellaire. Le Soleil représente à lui seul plus de 99 % de la masse du système solaire ainsi constitué. L'énergie solaire, transmise par ensoleillement, rend possible la vie sur Terre par apport de chaleur et de lumière, permettant la présence d'eau à l'état liquide et la photosynthèse des végétaux. Le rayonnement du Soleil est aussi responsable des climats et de la plupart des phénomènes météorologiques observés sur notre planète. La densité thermique à la surface de la Terre est de 99,98 % d'origine solaire.
Le Soleil fait partie d'une galaxie constituée de matière interstellaire et d'environ 200 milliards d'étoiles : la Voie lactée. Il se situe à 15 parsecs du plan équatorial du disque, et est distant de 8 600 parsecs (environ 25 000 années-lumière) du centre galactique.
Dans cette révolution galactique, le Soleil comme les autres étoiles du disque, ont un mouvement oscillant autour du plan galactique : l'orbite galactique solaire présente des ondulations sinusoïdales perpenduculaires à son plan de révolution (celui du plan galactique). La masse du disque galactique attire les étoiles qui auraient un plan de révolution différent, qui s'en éloigneraient. Ce qui est différent de la dynamique planétaire où le Soleil peut être considéré (en première approximation) comme le seul attracteur de chacun de ses satellites. Notre étoile traverse(-rait) ce plan tout les 30 millions d'années environ, d'un côté puis de l'autre.
Le demi grand axe de l'orbite de la Terre autour du Soleil, 149 597 870 km, fut la définition originale de l'unité astronomique (ua).
Le symbole astronomique et astrologique du Soleil est un cercle avec un point en son centre :
Sommaire [masquer]
1 Présentation générale
2 Histoire naturelle du Soleil
3 Histoire de l'exploration solaire
3.1 Développement de l'approche scientifique moderne
3.2 Les missions spatiales solaires
4 Structure et fonctionnement du Soleil
4.1 Le cœur ou noyau
4.2 La zone de radiation
4.3 La zone de convection
4.4 La photosphère
4.5 L'atmosphère solaire
4.5.1 La chromosphère
4.5.2 La couronne
4.5.3 L'héliosphère
5 L'activité solaire
5.1 Le champ magnétique solaire
5.2 Les taches solaires
5.3 Les éruptions solaires
5.4 Effets terrestres de l'activité solaire
6 Le système solaire
7 Symbolique
8 Notes et références
9 Voir aussi
9.1 Liens internes
9.2 Liens externes
Présentation générale [modifier]
Le Soleil vu de la surface de la Terre au travers d'un objectif.Le Soleil est une étoile naine qui se compose de 74 % d'hydrogène, de 25 % d'hélium et d'une fraction d'éléments plus lourds. Le Soleil est de type spectral G2–V. "G2" signifie qu'il est plus chaud (5770 kelvins en surface environ) et plus brillant que la moyenne, avec une couleur jaune tirant sur le blanc. Son spectre renferme des bandes de métaux ionisés et neutres, ainsi que de faibles bandes d'hydrogène. Le suffixe "V" indique qu'il évolue actuellement, comme la majorité des étoiles, sur la séquence principale du diagramme de Hertzsprung-Russell : il tire son énergie de réactions de fusion nucléaire qui transforment, en son noyau, l'hydrogène en hélium, et se trouve dans un état d'équilibre hydrostatique, ne subissant ni contraction ni dilatation continuelle. Il existe dans notre galaxie plus de 100 millions d'étoiles de type spectral identique, ce qui fait du Soleil une étoile somme toute assez banale. Bien qu'il soit en fait plus brillant que 85 % des étoiles de la galaxie, qui sont en majorité des naines rouges. [2]
Le Soleil gravite autour du centre de la Voie lactée dont il est distant d'environ 25 à 28 000 années-lumière. Sa période de révolution galactique est d'environ 220 millions d'années, et sa vitesse de 217 km/s, équivalent à une année-lumière tous les 1400 ans (environ), et une unité astronomique tous les 8 jours. [3]
Le Soleil tourne également sur lui-même, avec une période de 27 jours terrestres environ. En réalité, n'étant pas un objet solide, il subit une rotation différentielle : il tourne plus rapidement à l'équateur (25 jours) qu'aux pôles (35 jours). Le Soleil est également en rotation autour du barycentre du système solaire, ce dernier se situant à près d'un rayon solaire du centre de l'étoile, en raison principalement de la masse colossale de Jupiter (environ 1/1000e de masse solaire).
Histoire naturelle du Soleil [modifier]
Voir l’article Évolution des étoiles.
Le Soleil est une étoile de Population I actuellement âgée de 4,6 milliards d'années environ, soit à peu près la moitié de son chemin sur la séquence principale[4]. On admet généralement qu'il s'est formé sous l'effet des ondes de choc produites par une supernova, comme le suggère l'abondance d'éléments lourds comme l'or et l'uranium dans le système solaire. De tels éléments ne pourraient s'être formés que sous l'effet de réactions nucléaires endergoniques au cours d'une supernova, ou par transmutation.
Dans son état actuel, le coeur du Soleil transforme chaque seconde plus de quatre millions de tonnes de matière (de masse) en énergie qui est transmise aux couches supérieures de l'astre et émise dans l'espace sous forme de rayonnement électromagnétique (lumière, rayonnement solaire) et de flux de particules (vent solaire). Dans les cinq milliards d'années à venir, le Soleil épuisera petit à petit ses réserves d'hydrogène ; sa brillance augmentera d'environ 7 % par milliard d'années. Lorsqu'il sera âgé d'environ 10 milliards d'années, l'équilibre hydrostatique sera rompu. Le noyau commencera à se contracter et à se réchauffer tandis que les couches superficielles, partiellement libérées de l'effet gravitationnel, seront progressivement repoussées : le Soleil se dilatera et se transformera en géante rouge. Au terme de ce processus, le diamètre du soleil sera environ cent fois supérieur à l'actuel ; il dépassera l'orbite de Mercure et de Vénus. La Terre, si elle subsiste encore, ne sera plus qu'un désert calciné.
La masse du Soleil n'est pas suffisante pour qu'il explose en supernova. Environ 250 millions d'années plus tard, lorsque le coeur atteindra quelque 100 millions de kelvin, le noyau s'effondrera sur lui-même tandis que les couches superficielles seront éjectées dans l'espace et donneront naissance à une nébuleuse planétaire. Les restes de l'étoile formeront alors une naine blanche qui pourra survivre encore plusieurs milliards d'années au cours desquelles elle se refroidira avant de s'éteindre définitivement. Ce scénario est caractéristique des étoiles de masse faible à moyenne[5] '[6].
Histoire de l'exploration solaire [modifier]
Développement de l'approche scientifique moderne [modifier]
Le philosophe grec Anaxagore fut un des premiers occidentaux à proposer une théorie scientifique sur le Soleil, avançant qu'il s'agissait d'une masse incandescente plus grande que le Péloponnèse et non le chariot d'Hélios. Cette audace lui valut d'être emprisonné et condamné à mort, même s'il fut plus tard libéré grâce à l'intervention de Périclès. Deux siècles plus tard, Ératosthène est sans doute le premier à avoir estimé avec précision la distance Terre-Soleil (environ 149 millions de kilomètres), au troisième siècle avant Jésus-Christ.
Rompant avec le géocentrisme, Copernic proposa la théorie héliocentrique qui plaçait le Soleil au centre de l'univers. Galilée et Kepler approfondirent ses travaux.Au XVIe siècle, Copernic émit la théorie que la Terre tournait autour du Soleil, et non l'inverse comme on l'avait toujours cru. Au début du XVIIe siècle Galilée inaugura l'observation télescopique du Soleil, observa les taches solaires, se doutant qu'elles se situaient à la surface de l'astre et que ce n'étaient pas des objets passant entre le Soleil et la Terre[7]. Près de cent ans plus tard, Newton décomposa la lumière solaire au moyen d'un prisme, révélant le spectre visible[8], tandis qu'en 1800 William Herschel découvrit les rayons infrarouges[9]. Le XIXe siècle vit des avancées considérables, en particulier dans le domaine de l'observation spectroscopique du Soleil sous l'impulsion de Joseph von Fraunhofer, qui observa les raies d'absorption du spectre solaire, auxquelles il donna son nom.
La source de l'énergie solaire fut la principale énigme des premières années de l'ère scientifique moderne. Dans un premier temps plusieurs théories furent proposées, mais aucune ne s'avéra vraiment satisfaisante. Lord Kelvin proposa un modèle suggérant que le Soleil était un corps liquide qui se refroidissait graduellement en rayonnant à partir d'une réserve de chaleur stockée en son centre[10]. Kelvin et Helmholtz tentèrent d'expliquer la production d'énergie solaire par la théorie connue sous le nom de mécanisme de Kelvin-Helmholtz. Malheureusement, l'âge estimé du Soleil d'après ce mécanisme n'excédait pas 20 millions d'années, ce qui était très inférieur à ce que laissait supposer la géologie. En 1890 Joseph Norman Lockyer, le découvreur de l'hélium, proposa une théorie météoritique sur la formation et l'évolution du Soleil[11].
Il fallut attendre 1904 et les travaux d'Ernest Rutherford pour qu'enfin une hypothèse plausible soit offerte. Rutherford supposa que l'énergie était produite et entretenue par une source de chaleur interne et que la radioactivité était à la source de cette énergie[12]. En démontrant la relation entre la masse et l'énergie (E=mc²), Albert Einstein apporta un élément essentiel à la compréhension du générateur d'énergie solaire. En 1920 Sir Arthur Eddington proposa la théorie selon laquelle le centre du Soleil était le siège de pressions et de températures extrêmes, permettant des réactions de fusion nucléaire qui transformaient l'hydrogène en hélium, libérant de l'énergie proportionnellement à une diminution de la masse[13]. Ce modèle théorique fut complété dans les années 1930 par les travaux des astrophysiciens Subrahmanyan Chandrasekhar et Hans Bethe, qui décrivirent en détail les deux principales réactions nucléaires productrices d'énergie au cœur du Soleil[14],[15]. Pour finir en 1957, un article intitulé Synthèse des Éléments dans les Étoiles[16] apporta la démonstration définitive que la plupart des éléments rencontrés dans l'univers se sont formés sous l'effet de réactions nucléaires au cœur d'étoiles telles que le Soleil.
Les missions spatiales solaires [modifier]
Vue d'artiste du satellite SolarMax. Il observa la couronne solaire et les taches solaires de 1984 à 1989.Les premières sondes conçues pour observer le Soleil depuis l'espace interplanétaire furent lancées par la NASA entre 1959 et 1968 : ce furent les missions Pioneer 5, 6, 7, 8 et 9. En orbite autour du Soleil à une distance similaire à celle de l'orbite terrestre, elles permirent les premières analyses détaillées du vent solaire et du champ magnétique solaire. Pioneer 9 resta opérationnelle particulièrement longtemps et envoya des informations jusqu'en 1987[17].
Dans les années 1970, deux missions apportèrent aux scientifiques des informations capitales sur le vent solaire et la couronne solaire. La sonde germano-américaine Helios 1 étudia le vent solaire depuis la périhélie d'une orbite plus petite que celle de Mercure. La station américaine Skylab, lancée en 1973, comportait un module d'observation solaire baptisé Apollo Telescope Mount et commandé par les spationautes embarqués dans la station. Skylab fit les premières observations de la zone de transition entre la chromosphère et la couronne et des émissions ultraviolettes de la couronne solaire. La mission permit également les premières observations d'éjections de masse coronale et de trous coronaux, phénomènes dont on sait aujourd'hui qu'ils sont intimement liés au vent solaire.
En 1980 la NASA lança le satellite Solar Maximum Mission (plus connu sous le nom de SolarMax), conçu pour l'observation des rayons gamma, X et ultraviolets émis par les éruptions solaires dans les périodes de forte activité solaire. Malheureusement quelques mois après son lancement, un dysfonctionnement électronique plaça le satellite en mode standby, et l'appareil resta inactif les trois années suivantes. En 1984 toutefois la mission STS-41-C du programme Space Shuttle Challenger intercepta le satellite et permit une réparation et un relancement. SolarMax put alors réaliser des milliers d'observations de la couronne solaire et des taches solaires jusqu'à sa destruction en juin 1989[18].
Le satellite japonais Yohkoh (Rayon de Soleil), lancé en 1991, observa les éruptions solaires aux longueurs d'onde des rayons X. Les données rapportées par la mission permirent aux scientifiques d'identifier différents types d'éruptions, et démontra que la couronne au-delà des régions de pics d'activité était bien plus dynamique et active qu'on l'avait supposé auparavant. Yohkoh suivit un cycle solaire entier mais tomba en panne à la suite d'une éclipse annulaire de Soleil le 14 décembre 2001. Il fut détruit en rentrant dans l'atmosphère en 2005[19].
Le satellite SoHO. Lancée en 1995, la mission d'exploration solaire SoHO est l'une des plus importantes du genre. Elle est toujours à l'œuvre en 2006.Une des plus importantes missions solaires à ce jour est la Solar and Heliospheric Observatory ou SoHO, lancée conjointement par l'Agence spatiale européenne et la NASA le 2 décembre 1995. Prévue au départ pour deux ans, la mission SoHO est toujours active. Elle s'est avérée si performante qu'une mission de prolongement baptisée Solar Dynamics Observatory est envisagée pour 2008. Localisée au point de Lagrange entre la Terre et le Soleil (auquel la force d'attraction de ces deux corps célestes est égale), SoHO envoie en permanence des images du Soleil à différentes longueurs d'onde. En plus de cette observation directe du Soleil, SoHO a permis la découverte d'un grand nombre de comètes, principalement de très petites comètes effleurant le Soleil et détruites lors de leur passage[20].
Toutes les observations enregistrées par ces satellites sont prises depuis le plan de l'écliptique. En conséquence, ils n'ont pu observer en détail que les seules régions équatoriales du Soleil. En 1990 cependant la sonde Ulysses a été lancée pour étudier les régions polaires du Soleil. Elle fit d'abord route vers Jupiter et utilisa son assistance gravitationnelle pour se séparer du plan de l'écliptique. Par chance elle fut idéalement placée pour observer, en juillet 1994, la collision entre la comète Shoemaker-Levy 9 et Jupiter. Une fois sur l'orbite prévue, Ulysses étudia le vent solaire et la force du champ magnétique à des latitudes solaires élevées, découvrant que le vent solaire aux pôles était plus lent que prévu (750 km/s environ) et que d'importantes ondes magnétiques en émergeaient, participant à la dispersion des rayons cosmiques[21].
La mission Genesis fut lancée par la NASA en 2001 dans le but de capturer des parcelles de vent solaire afin d'obtenir une mesure directe de la composition de la matière solaire. Elle fut sévèrement endommagée lors de son retour sur Terre, le 10 septembre 2004, mais une partie des prélèvements a pu être sauvée et est actuellement en cours d'analyse.
Structure et fonctionnement du Soleil [modifier]
Structure du Soleil en coupeBien que le Soleil soit une étoile de taille moyenne, il représente à lui seul plus de 99 % de la masse du système solaire. Sa forme est presque parfaitement sphérique, avec un aplatissement aux pôles estimé à neuf millionièmes[22], ce qui signifie que son diamètre polaire est plus petit que son diamètre équatorial de seulement dix kilomètres.
Contrairement aux objets telluriques, le Soleil n'a pas de limite extérieure bien définie : la densité de ses gaz chute de manière à peu près exponentielle à mesure qu'on s'éloigne de son centre. Par contre sa structure interne est bien définie, comme décrite plus bas. Le rayon du Soleil est mesuré de son centre jusqu'à la photosphère. La photosphère est la couche en-dessous de laquelle les gaz sont assez condensés pour être opaques et au-delà de laquelle ils deviennent transparents. La photosphère est ainsi la plus volontiers visible à l'oeil nu. La majeure partie de la masse solaire se concentre à 0,7 rayon du centre. La structure interne du Soleil n'est bien sûr pas observable directement, et le Soleil lui-même étant radio-opaque, aucun instrument visuel ne peut percer sa composition interne. Mais de la même façon que la sismologie a permis, par l'étude des ondes produites par les tremblements de terre, de déterminer la structure interne de la Terre, l'héliosismologie utilise les pulsations solaires pour mesurer et visualiser indirectement la structure interne du Soleil. La simulation informatique est également utilisée comme outil théorique pour sonder les couches les plus profondes.
Le cœur ou noyau [modifier]
On considère que le cœur du Soleil s'étend du centre à environ 0,2 rayon solaire. Sa densité est supérieure à 150 000 kg/m³ (150 fois la densité de l'eau sur Terre) et sa température approche les 15 millions de kelvins (ce qui contraste nettement avec la température de surface du Soleil, qui avoisine les 6000 kelvins). C'est dans le coeur que se produisent les réactions thermonucléaires exothermiques (fusion nucléaire) qui transforment principalement l'hydrogène en hélium, mais aussi l'hélium en carbone, le carbone en fer.
Le Soleil tire son énergie des réactions de fusion nucléaire qui transforment, en son noyau, l'hydrogène en hélium.Environ 8,9×1037 protons (noyaux d'hydrogène) sont convertis en hélium chaque seconde, libérant l'énergie à raison de 4,26 millions de tonnes de matière consommées par seconde, produisant 383 yottajoules (383×1024 joules) par seconde, soit l'équivalent de l'explosion de 9,15×1016 tonnes de TNT. Le taux de fusion nucléaire est proportionnel à la densité du noyau, de façon que la fusion nucléaire au sein du coeur est un processus auto-régulé : toute légère augmentation du taux de fusion provoque un réchauffement et une dilatation du coeur qui réduit en retour le taux de fusion. Inversement, toute diminution légère du taux de fusion refroidit et densifie le coeur, ce qui fait revenir le niveau de fusion à son point de départ.
Le coeur est la seule partie du Soleil qui produise une quantité notable de chaleur par fusion : le reste de l'étoile tire sa chaleur uniquement de l'énergie qui en provient. La totalité de l'énergie qui y est produite doit traverser de nombreuses couches successives jusqu'à la photosphère, avant de s'échapper dans l'espace sous forme de rayonnement solaire ou de flux de particules.
Les photons de haute énergie (rayons X et gamma) libérés lors des réactions de fusion mettent un temps considérable pour atteindre la surface du Soleil, ralentis par l'interaction avec la matière et par le phénomène permanent d'absorption et de réémission à plus basse énergie dans le manteau solaire. On estime que le temps de transit d'un photon du coeur à la surface se situe entre 17 000[23] et 50 millions d'années[24]. Après avoir traversé la couche de convection et atteint la photosphère, les photons s'échappent dans l'espace, en grande partie sous forme de lumière visible. Chaque rayon gamma produit au centre du Soleil est finalement transformé en plusieurs millions de photons lumineux avant de s'échapper dans l'espace. Des neutrinos sont également libérés par les réactions de fusion, mais contrairement aux photons ils interagissent peu avec la matière et sont donc libérés immédiatement. Pendant des années, le nombre de neutrinos produits par le Soleil était mesuré plus faible d'un tiers que la valeur théorique : c'était le problème des neutrinos solaires, qui a été récemment résolu (en 1998) grâce à une meilleure compréhension du phénomène d'oscillation du neutrino.
La zone de radiation [modifier]
La zone de radiation ou zone radiative se situe approximativement entre 0,2 et 0,7 rayon solaire. La matière solaire y est si chaude et si dense que le transfert de la chaleur du centre vers les couches les plus extérieures se fait par la seule radiation thermique. L'hydrogène et l'hélium ionisés émettent des photons qui voyagent sur une courte distance avant d'être réabsorbés par d'autres ions. Dans cette zone, il n'y a pas de convection thermique car bien que la matière se refroidisse en s'éloignant du coeur, le gradient thermique reste inférieur au gradient thermique adiabatique. La température y diminue à 2 millions de kelvins.
La zone de convection [modifier]
La zone de convection ou zone convective s'étend de 0,7 rayon solaire du centre à la surface visible du Soleil. Elle est séparée de la zone de radiation par une couche épaisse d'environ 3000 kilomètres, la tachocline, qui d'après les études récentes pourrait être le siège de puissants champs magnétiques et jouerait un rôle important dans la dynamo solaire. Dans la zone de convection la matière n'est plus ni assez dense ni assez chaude pour évacuer la chaleur par radiation : c'est donc par convection, selon un mouvement vertical, que la chaleur est conduite vers la photosphère. La température y passe de 2 millions à 6000 kelvins. La matière parvenue en surface, refroidie, plonge à nouveau jusqu'à la base de la zone de convection pour recevoir la chaleur de la partie supérieure de la zone de radiation, etc. Les gigantesques cellules de convection ainsi formées sont responsables des granulations solaires observables à la surface de l'astre. Les turbulences survenant dans cette zone produisent un effet dynamo responsable de la polarité magnétique nord-sud à la surface du Soleil.
La photosphère [modifier]
La photosphère vue à travers un filtre. La présence de taches solaires la rend facilement identifiable.La photosphère est la partie visible de la surface du Soleil. En-dessous d'elle, le Soleil devient opaque à la lumière visible. Au-delà de la photosphère, la lumière visible est libre de se propager dans l'espace, et son énergie de s'échapper entièrement du Soleil. Épaisse de seulement quelques dizaines à quelques centaines de kilomètres, la photosphère est légèrement plus opaque que l'air sur Terre. Elle s'étend en altitude sur environ 500 kilomètres, jusqu'à une zone de température minimum (environ 4000 kelvins) qui se prolonge par la chromosphère. La lumière solaire y a approximativement le spectre électromagnétique d'un corps noir (ce qui permet d'estimer sa température (moyenne) à 5770K, soit 5500°C), émaillé de quelques bandes provenant des couches ténues qui surplombent la photosphère. La densité particulaire de la photosphère avoisine les 1×1023/m³, soit environ 1 % de la densité particulaire de l'atmosphère terrestre au niveau de la mer. Les premières analyses spectrométriques de la photosphère, au XVIIIe siècle, révélèrent l'existence d'un élément alors inconnu sur Terre. Norman Lockyer isola en 1868 cet élément qu'il baptisa "hélium", vingt-cinq ans avant sa découverte sur Terre[25].
L'atmosphère solaire [modifier]
Au-delà de la photosphère la structure du Soleil est généralement connue sous le nom d'Atmosphère solaire. Elle comprend trois zones principales : la chromosphère, la couronne et l'héliosphère. La chromosphère est séparée de la photopshère par la zone de température minimum et de la couronne par une zone de transition. L'héliosphère s'étend jusqu'aux confins du système solaire où elle est limitée par l'héliopause. Pour une raison encore mal élucidées, la chromosphère et la couronne sont plus chaudes que la surface du Soleil. Bien qu'elle puisse être étudiée en détail par les télescopes spectroscopiques, l'atmosphère solaire n'est jamais aussi accessible que lors des éclipses totales de Soleil.
La chromosphère [modifier]
La chromosphère vue en analyse spectrale Hα.
Les éclipses totales de Soleil (ici celle du 11 août 1999) sont la seule occasion de visualiser directement la couronne (en blanc) et la chromosphère (en rose).La zone de température minimum qui sépare la photosphère de la chromosphère offre une température suffisamment basse (4000 kelvins) pour qu'on y trouve des molécules simples (monoxyde de carbone, eau), détectables par leur spectre d'absorption. La chromosphère proprement dite est épaisse d'environ 2000 kilomètres. Sa température augmente graduellement avec l'altitude, pour atteindre un maximum de 100 000 kelvin à son sommet. Son spectre est dominé par des bandes d'émission et d'absorption. Son nom, qui vient de la racine grecque chroma (couleur), lui a été donné en raison du flash rose soutenu qu'elle laisse entrevoir lors des éclipses totales de Soleil.
La couronne [modifier]
La zone de transition entre la chromosphère et la couronne est le siège d'une élévation rapide de température, qui peut approcher 1 million de kelvins. Cette élévation est liée à une transition de phase au cours de laquelle l'hélium devient totalement ionisé sous l'effet des très hautes températures. La zone de transition n'a pas une altitude clairement définie. Grossièrement, elle forme un halo surplombant la chromosphère sous l'apparence de spicules et de filaments. Elle est le siège d'un mouvement chaotique et permanent. Difficile à percevoir depuis la Terre malgré l'utilisation de coronographes, elle est plus aisément analysée par les instruments spatiaux sensibles aux rayonnements ultraviolets extrêmes du spectre.
Bien plus vaste que le Soleil lui-même, la couronne solaire elle-même s'étend à partir de la zone de transition et s'évanouit progressivement dans l'espace, mêlée à l'héliosphère par les vents solaires. La couronne inférieure, la plus proche de la surface du Soleil, a une densité particulaire comprise entre 1×1014/m³ et 1×1016/m³, soit moins d'un milliardième de la densité particulaire de l'atmosphère terrestre au niveau de la mer. Sa température, qui peut atteindre les 5 millions de kelvins, contraste nettement avec la température de la photosphère. Bien qu'aucune théorie n'explique encore complètement cette différence, une partie de cette chaleur pourrait provenir d'un processus de reconnection magnétique.
L'héliosphère [modifier]
Débutant à environ 20 rayons solaires (0,1 ua) du centre du Soleil, l'héliosphère s'étend jusqu'aux confins du système solaire. On admet qu'elle débute lorsque le flux de vent solaire devient plus rapide que les ondes d'Alfvén (le flux est alors dit superalfvénique) : les turbulences et forces dynamiques survenant au-delà de cette frontière n'ont pas d'influence sur la structure de la couronne solaire, car l'information ne peut se déplacer qu'à la vitesse des ondes d'Alfvén. Le vent solaire se déplace ensuite en continu à travers l'héliosphère, donnant au champ magnétique solaire la forme d'une spirale de Parker jusqu'à sa rencontre avec l'héliopause, à plus de 50 ua du Soleil. En décembre 2004, Voyager 1 est devenue la première sonde à franchir l'héliopause. Chacune des deux sondes Voyager a détecté d'importants niveaux énergétiques à l'approche de cette frontière[26].
L'activité solaire [modifier]
Le champ magnétique solaire [modifier]
Vue d'artiste du champ magnétique solaire.Le Soleil est une étoile magnétiquement active. Toute la matière solaire se trouvant sous forme de gaz et de plasma en raison des températures extrêmement élevées, le Soleil tourne plus rapidement à l'équateur (vingt-cinq jours environ) qu'aux pôles (trente-cinq jours). Cette rotation différentielle des latitudes solaires donne au champ magnétique solaire une forme de spirale en perpétuelle rotation, les lignes de champ se trouvant emmêlées les unes aux autres au cours du temps. Cet enchevêtrement serait au moins en partie responsable du cycle solaire, phénomène périodique s'étalant sur 11,2 années en moyenne avec une alternance de minima et de maxima tous les onze semestres environ. Au terme d'un cycle solaire le champ magnétique s'est inversé par rapport à la fin du précédent. Les manifestations les plus spectaculaires en période d'intense activité magnétique sont l'apparition de taches solaires et de protubérances.
Les taches solaires [modifier]
Bien que tous les détails sur la genèse des taches solaires ne soient pas encore élucidés, il a été démontré qu'elles sont la résultante d'une intense activité magnétique au sein de la zone de convection, si puissante qu'elle freine la convection et limite l'apport thermique en surface à la photosphère. Elles sont ainsi moins chaudes de 1500 à 2000 kelvins que les régions voisines, ce qui suffit à expliquer pourquoi elles nous apparaissent, en contraste, bien plus sombres que le reste de la photosphère. Cependant si elles étaient isolées du reste de la photosphère, les taches solaires, où règne malgré tout une température proche des 4500 kelvins, nous sembleraient dix fois plus brillantes que la pleine lune, soit davantage qu'un arc électrique. La sonde spatiale SoHO a permis de démontrer que les taches solaires répondent à un mécanisme proche de celui des cyclones sur Terre. On distingue deux parties au sein de la tache solaire : la zone d'ombre centrale (environ 2000 kelvins) et la zone de pénombre périphérique (environ 2700 kelvins). Le diamètre des taches solaires les plus petites est habituellement plus de deux fois supérieur à celui de la Terre. En période d'activité il est parfois possible de les observer à l'oeil nu sur le Soleil couchant, avec une protection oculaire adaptée.
Le groupe de taches solaires 9393, l'un des plus importants repéré dans les dernières années (2001).La surveillance des taches solaires est un excellent moyen pour contrôler l'activité solaire et prédire ses répercussions terrestres. Une tache solaire a une durée de vie moyenne de deux semaines. L'astronome allemand Heinrich Schwabe, au XVIIIe siècle, fut le premier à tenir une cartographie méthodique des taches solaires, ce qui lui permit d'évaluer leur périodicité. Les études ultérieures ont fixé leur période à 11,2 années, chaque demi-période étant alternativement caractérisée par un maximum d'activité (où les taches se multiplient) et un minimum d'activité. Le dernier maximum d'activité a été enregistré en 2001, avec un groupe de taches particulièrement marqué (image). Le prochain minimum d'activité est prévu pour le premier semestre de 2007[27].
Pour davantage de détails sur les taches solaires, voir l'article Cycle solaire.
Les éruptions solaires [modifier]
Une éruption solaire Pour davantage de détails, voir les articles Éruption solaire et Sursaut solaire.
Effets terrestres de l'activité solaire [modifier]
Les aurores polaires sont une manifestation spectaculaire de l'activité solaire.Les effets terrestres de l'activité solaire sont multiples, le plus spectaculaire est le phénomène des aurores polaires.
La Terre, possède une magnétosphère qui la protège des vents solaires, mais lorsque ceux-ci sont plus intenses, ils déforment la magnétosphère et des particules radioactives solaires la traversent en suivant les lignes de champs. Ces particules excitent ou ionisent les particules de la haute atmosphère. Le résultat de ces réactions est la création de nuages ionisés qui reflètent les ondes dont la lumière, ce qui provoque la formation des aurores polaires.
Les vents solaires peuvent également perturber les moyens de communications et de navigations utilisant des satellites, en-effet les satellites à basse altitude peuvent être endommagés par la ionisation de la ionosphère.
Le système solaire [modifier]
À lui seul, le soleil représente 99,86 % de la masse totale du système solaire, les 0,14 % restants incluant les planètes (surtout Jupiter), dont la Terre.
Rapport de la masse du Soleil aux masses des planètes Mercure 6 023 600 Jupiter 1 047
Vénus 408 523 Saturne 3 498
Terre et Lune 328 900 Uranus 22 869
Mars 3 098 710 Neptune 19 314
Symbolique [modifier]
Le soleil est un symbole très puissant pour les hommes. Il occupe une place dominante dans chaque culture.
D'une façon générale, il est un principe masculin, actif. Toutefois, certains peuples nomades d'Asie centrale le considéraient comme un principe féminin (la Mère soleil) ; c'est aussi le cas des Japonais, pour qui le Soleil est le kami Amaterasu, la dame soleil, épouse du seigneur Lune. Dans la mythologie nordique, les enfants de Mundilfari et Glaur sont Sol (déesse du Soleil) et Mani (dieu de la Lune), une idée que J. R. R. Tolkien a importée dans son oeuvre.
Souvent, le Soleil représente le pouvoir. Cet astre donne la vie. Si le Soleil venait à disparaître, ou même si ses rayons ne nous parvenaient plus, la vie s'éteindrait sur Terre, d'où le symbole de vie (donneur de vie).
Dans l'Égypte antique, Râ (ou Rê) est le dieu Soleil (il était l'un des dieux les plus importants, voire le plus important) et Akhénaton en fera son dieu unique sous le nom d'Aton. Dans le Panthéon grec c'est Apollon, fils de Zeus et du titan Léto. Citons aussi Hélios qui est la personnification du Soleil lui-même. Les Aztèques l'appelaient Huitzilopochtli, dieu du Soleil et de la guerre, le maître du monde. S'il n'est pas associé à un dieu, des gens l'ont associé à eux-mêmes comme le roi de France Louis XIV surnommé le Roi-Soleil (couronné de Dieu). La famille impériale japonaise se targue de descendre d'Amaterasu, déesse du Soleil.
En alchimie, le symbole du Soleil et de l'or est un cercle avec un point au centre : . Il représente l'intérieur avec tout ce qui gravite autour. En astronomie comme en astrologie, le symbole est le même.
La vie turbulente des étoiles
Toutes les étoiles sont comme nous : elles naissent, vivent et meurent.
Simplement, pour elles, cette vie n'a pas de commune mesure avec la nôtre, ni en temps, ni en énergie : notre Soleil a par exemple une durée de vie estimée de l'ordre de 10 milliards d'années.
Toute la vie et la mort d'une étoile est conditionnée par sa masse initiale. Sa composition n'interviendra que très peu dans le déroulement de sa vie.
Il existe un grand nombre de types d'étoiles.Leur masse peut varier entre 1/10ème et 50 fois celle du Soleil ; leur taille entre 1/400ème et 1000 fois, et leur température de surface entre 2000 et 50.000 degrés.
Pour une étoile, sa naissance commence dans un nuage de gaz. Dans sa petite enfance, on l'appelle une protoétoile, puis elle passe la plus grande partie de sa vie dans la séquence principale. A la fin de celle-ci, elle finit par s'enfler démesurément en une géante rouge, pour mourir sous la forme d'une naine blanche, d'une étoile à neutrons ou d'un trou noir.
C'est cette vie rarement calme, souvent mouvementée, que je vous invite à découvrir ici. Au hasard des photos, vous découvrirez aussi quelques unes des merveilles de notre univers...
Introduction
Les amateurs d'astronomie savent que les plus brillantes d'entre les étoiles portent des noms, en général d'origine arabe et que l'usage a conservé. Ils connaissent Sirius, Véga, Aldébaran. S'agissant des étoiles visibles à l'oeil nu, ils connaissent la désignation, simple et rationnelle, introduite par Bayer en 1603 à l'aide des lettres des alphabets grec et latin, la lettre alpha étant attribuée à l'étoile la plus brillante d'une constellation, la lettre bêta à la seconde en éclat et ainsi de suite jusquà omega, puis en utilisant les lettres de l'alphabet latin, d'abord en minuscule puis en majuscule, pour arriver dans la constellation du Cygne à la lettre Q (curieusement l'étoile Q Cygni est répertoriée comme étant une nova ayant explosé en 1876 ... et qui serait donc une nova récurrente !). Ils connaissent le système de désignation plus récent des numéros d'ordre attribués par Flamsteed en 1725 dans son "Historia Coelestis Britannica", les étoiles étant numérotées dans chaque constellation à partir de l'ouest vers l'est. Ils savent aussi que les étoiles variables sont désignées par le nom de la constellation dans laquelle elles se trouvent, précédé de lettres ou de chiffres Cette note a pour but de faire un court historique de la dénomination des variables et des catalogues de ces étoiles. Ce travail a été rendu possible grâce à la possibilité qui m'a été offerte par M. Lacroute, alors directeur de l'observatoire de Strasbourg, de compulser les nombreux ouvrages et documents de la bibliothèque de cet institut. Dénomination et catalogues d'étoiles variables - page 2
Dénomination des étoiles variables
Si dès 1596 Fabricius remarqua les étranges apparitions et disparitions de l'étoile "Omicron" dans la Baleine et si Montanari nota dès 1669 les chutes temporaires d'éclat d'Algol , il faut cependant attendre le début du 19ème siècle pour que les astronomes entreprennent l'étude systématique des variations lumineuses des étoiles . Les variables connues à l'époque étaient peu nombreuses et il suffisait de parler simplement de la variable dans le Lion ou de celle découverte par Untel pour que chaque astronome sache de quelle étoile il s'agissait. Ainsi tel astronome pouvait écrire dans une revue connue qu'il était heureux de savoir que "son" étoile était étudiée par tel de ses collègues. Mais au fur et à mesure de la découverte de nouvelles variables, il apparaissait de plus en plus nécessaire de leur trouver une appellation propre.
La première proposition est venue d'un astronome allemand qui a consacré une large part de son activité à l'étude des "étoiles changeant d'éclat". Il s'agit d'Argelander, auteur du fameux catalogue de Bonn (Bonner Durchmusterung ou BD ) et de la méthode d'observation visuelle des étoiles variables qui porte son nom . Dans un article du 3 mai 1855, il écrivait :
" Je désigne par R l'étoile dans la Vierge dont la variabilité périodique a été découverte en 1809 par Harding .... J'espère qu'on me pardonnera si j'ai pris la liberté de désigner par une lettre une étoile ne figurant pas dans le catalogue de Bayer mais il me semble qu'étant donné leur originalité, les étoiles variables peuvent prétendre à une telle distinction. Une appellation particulière apparâit presque indispensable pour permettre de retrouver avec commodité et facilité des étoiles souvent citées. Mais pour éviter une confusion avec les désignations alphabétiques de Bayer, j'ai choisi de n'utiliser que les dernières lettres de l'alphabet et de les écrire en majuscules ... ". Cette mise au point par l'auteur même met fin au mythe selon lequel la lettre R aurait été utilisée par Argelander parce que la plupart des variables alors découvertes étaient "rouges" (Rot en allemand, Red en anglais).
Dans sa séance du 23 août 1867, l'assemblée générale de l' "Astronomische Gesellschaft" - la société astronomique allemande qui venait d'être créée 4 ans auparavant - décida qu'il convenait d' utiliser le mode de désignation préconisé par Argelander, exception faite des étoiles variables brillantes ayant un nom ou figurant déjà dans le catalogue de Bayer mais pas de celles ayant une désignation numérique dans le catalogue de Flamsteed. Chaque étoile variable serait désignée par une lettre suivie du nom latin de la constellation au génitif. La succession des lettres dans l'alphabet devait se faire d'après la date de découverte de la variabilité de chaque étoile. Ainsi la première étoile variable découverte dans une constellation donnée fut appelée R, la seconde S, la troisième T et ainsi de suite jusqu'à Z. Lorsque les 9 lettres de R à Z furent épuisées, on convint de doubler les lettres, la dixième variable étant désignée par RR, puis RS pour arriver à RZ, suivie de SS (mais pas SR), ST, etc... jusqu'à ZZ.
Lorsqu'en 1907 on arriva à la désignation de la 54ème étoile variable découverte dans la constellation du Cygne, ZZ Cygni, la commission des étoiles variables - qui avait été créée en 1900 au sein de l'AG ("Astronomieche Gesellschaft") - envisagea de tripler les lettres et de nommer RRR Cygni l'étoile variable suivante. Finalement, sur proposition de l'astronome Ristenpart , on opta pour la désignation AA Cygni, qui devait être suivie de AB, AC etc.... On pensait s'arrêter à la dénomination AQ pour ne pas employer, même dans un ordre différent, les lettres R à Z. On décida finalemnt de poursuivre jusqu'à AZ, de continuer par BB ( et non par BA ), BC ... jusqu'à BZ, puis CC, CD ... pour arriver jusqu'à QZ, ce qui portait à 334 le nombre de combinaisons disponibles dans chaque constellation. L'un des membres de cette commission estima qu'on n'atteindrait sans doute jamais cette dénomination, sinon dans un avenir extrêmement lointain. Or elle fut atteinte en 1929 avec l'étoile QZ Sagittarii.
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Peu après Argelander, 1'astronome français André proposa de désigner chaque variable "par la lettre V suivie d'un nombre indiquant l'ordre chronologique de la constatation de la variabilité et du nom de la constellation" (Traité d'astronomie stellaire I, page103). Il fut approuvé par l'américain Chambers et par le danois Nijland qui, en proposant en 1929 d'utiliser ce mode de dénomination, lui donna son nom. La première étoile ainsi notée fut donc V335 Sgr . Cette notation fut appliquée successivement aux constellations d'0phiucchus la même année 1929, du Cygne en 1933, du Centaure et du Scorpion en 1936, de l'Aigle en 1937 - signalons qu'à l'origine nos cartes portaient les deux dénominations, par exemple V 1 - R Andromedae. C'est dans la constellation du Sagittaire que l'on trouve le plus grand nombre d'étoiles variables, la plus récente portant la dénomination V5114 Sgr (la nova 2004-2), tandis que la plus pauvre est celle du Burin (Caelum) dans le ciel austral avec seulement 22 variables connues (état au 25/01/2005).
Au moment de 1' accélération de la découverte des étoiles variables, l'observatoire de Harvard avait proposé de désigner ces étoiles par un groupe de 6 chiffres, les 4 premiers représentant l'ascension droite de l'étoile considérée en heures et minutes, les deux derniers la déclinaison en degrés de cette étoile pour l'équinoxe 1900. Lorsque la déclinaison de l'astre est négative, les deux derniers chiffres sont soulignés ou inscrits en italiques. Ainsi la variable R And, dont la position pour 1900 est 00h 18m 45s et + 38°01'4, est notée 001838 tandis que la variable australe S Lib porte la dénomination 151822 ou 151822 sa déclinaison étant de - 22°33'3. Aujourd'hui l'habitude est d'intercaler le signe + ou -. Lorsque les secondes en ascension droite sont supérieures à 57, la minute est augmentée d'une unité : ainsi R Tri dont la position pour l'équinoxe 1900 est 2h 30m 58s porte le numéro 0231+33 et non 0230+33 ... et personne n'a pu fournir d'explication plausible ! La dénomination de Harvard, que notre association utilise toujours concurrement avec la notation d'Argelander, permet de classer facilement les étoiles variables par ascension droite croissante mais elle a l'inconvénient d'obliger à utiliser des indices a, b, c etc ... lorsque plusieurs variables ont la même ascension droite à la minute de temps près et la même déclinaison au degré près. Nous avons pris l'habitude de ne plus ajouter ces indices. Cette notation est improprement appelée "dénomination AAVSO", notre association-soeur utilisant, comme nous et d'autres associations, ces notations.
Enfin l'astronome américain Chandler désignait chaque étoile variable en plus de la notation d'Argelander, par un numéro formé par le dixième du nombre de secondes de l'ascension droite de cette étoile pour l'équinoxe de 1900. Ce numéro avait donc entre un et quatre chiffres et était compris entre 1 et 8640. Ainsi X And, dont l'ascension droite pour 1900 est 00h 10m 50s, soit 650 secondes, porte le numéro 65 et Y Cas était désignée par le numéro 8629, soit le dixième des 86290 secondes correspondant à sa position de 23h 58m 10s. Ce système n'a pratiquement jamais été appliqué.
LA TYPOLOGIE DES ETOILES VARIABLES
Dans notre bulletin n° 9/2 d'octobre 1975, l'un de nous (ES) publiait un article intitulé 'La classification internationale des étoiles variables' et contenant, outre cette classification, un historique de son élaboration. Cet article était complèté et rectifié peu après par le Pr. B. V. Kukarkin, Directeur de l'Observatoire Sternberg de Moscou et éditeur du 'General Catalogue of Variable Stars'. Cette classification était conforme à celle donnée dans la 3ème édition du G.C.V.S. et des deux premiers suppléments. Cette édition et ses trois suppléments contenaient les données concernant 25838 étoiles variables portant une dénomination définitive. Entre 1976 et 1981 ont été publiées 5 listes de dénominations contenant 2619 étoiles. En 1982 était publié le 'New Catalogue of suspected Variable Stars' avec des données concernant 14814 objets.
Entre 1985 et 1987 était publiée la 4ème édition du G.C.V.S.; elle contient les données concernant 28450 étoiles variables découvertes et ayant obtenu une dénomination jusqu'en 1982. Conformément à une ancienne convention les variables d'amas ne sont pas comprises dans le catalogue mais dans le 'Catalogue of Variable Stars in Globular Clusters' publié régulièrement par le Pr. H. Sawyer Hogg dans les publications du David Dunlap Observatory de Toronto (Canada).
L'énorme quantité d'informations obligea les éditeurs à publier les données en 3 volumes : le premier volume contient les étoiles variables dans And (Andromède jusqu'à Cru (Croix du Sud), le second celles de Cyg (Cygne) jusqu'à Ori (Orion), enfin le dernier celles de Pav (Paon) à Vul (Petit Renard), Chaque volume comprend des références bibliographiques (I : 1 à 9148 - II : 9149 à 9558 - III : 9559 à 10200) ainsi que des listes d'abréviations des publications référencées. La classification des variables est publiée dans le 1er volume avec des additifs dans les deux volumes suivants.
Un 4ème volume a éte publié en 1990 ; il contient la liste des variables classées par ordre croissant des ascensions droites, la liste des variables par type de variabilité et leur identification dans d'autres catalogues.
Depuis la publication de la 4ème édition ont paru quatre listes de dénominations portant le total des étoiles variables connues à 30264.
La classification des étoiles variables dans la 4ème édition du G.C.V.S. a été améliorée et nettement modifiée par rapport à la précédente ; elle est basée sur le développement de nos connaissances sur la nature des étoiles variables et il a été tenu compte des suggestions des spécialistes. Dans les listes de dénomination ("Name-Lists") 67 à 77 et dans le volume V du GCVS (1995) de nouveaux types de variabilité ont été introduits : ZZO, AM, R, BE, LBV, BLBOO, EP, SRS et LPB
Il a ainsi été possible de classer les étoiles variables en six catégories :
variables éruptives (anciennement appelées variables irrégulières)variables pulsantesvariables par rotationvariables cataclysmiques (les anciennes variables éruptives)variables à éclipsessources X variablesautres symboles
La description des différents types est donnée suivant ces six classes.Les subdivisions à l'intérieur de chaque catégorie sont classées par ordre alphabétique. Le cas échéant on donne entre parenthèses un représentant typique, Le précédent article était illustré par des courbes de lumière pour la plupart des types ; quelques unes de ces illustrations sont reprises dans la présente description et d'autres ont été ajoutées.
1 VIII - Remarque finale
Si une étoile variable appartient simultanément à plusieurs types de variables, ces types sont combinés dans le catalogue, colonne 'Type', par le signe '+' (par exemple E+UG, UV+BY). Malgré les succès considérables dans la compréhension des processus de variablité, la classification adoptée dans le Catalogue est très loin de la perfection. Cela est en particulier le cas pour les étoiles explosives, symbiotiques ou 'nova-like', des sources X ou des objets particuliers. Nous continuerons à porter nos efforts afin d'améliorer la classification des étoiles variables; nous espérons recevoir des notes critiques et des avis utiles de la part des spécialistes